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OVRSEA Insights

Le Guide de l'import-export

Vos questions import-export, expliquées

Toutes les réponses aux questions que se posent les équipes import-export et supply chain : choisir un transitaire, lire un devis, maîtriser la douane et les droits de douane. Cliquez sur une question.

Marché & tarifs

Combien coûte un transitaire et comment éviter les frais cachés ?

Le coût d'un transitaire ne se résume pas au fret de base : s'y ajoutent des surcharges (BAF, GRI, peak season), les frais de manutention portuaire (THC) à l'origine et à destination, la documentation, le dédouanement, et d'éventuelles surestaries (demurrage et détention). Pour éviter les frais cachés, exigez un devis détaillé ligne à ligne et faites préciser ce qui peut s'y ajouter.

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BAF, GRI, surestaries : comment lire les surcharges de votre facture de fret ?

Les surcharges habillent une facture de fret au-delà du fret de base : le BAF couvre le carburant, le CAF les variations de change, le LSS la conformité au carburant bas-soufre, la GRI une hausse générale décidée par les compagnies, et la peak season surcharge la forte demande saisonnière. Les surestaries (demurrage) et frais de détention sanctionnent le conteneur immobilisé trop longtemps. Un bon transitaire détaille chaque ligne et vous aide à les anticiper.

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Comment importer de Chine vers l'Europe, étape par étape ?

Importer de Chine suit une séquence claire : négocier le bon Incoterm avec le fournisseur (souvent FOB), choisir le mode (maritime FCL/LCL ou aérien selon volume et urgence), réserver le fret, organiser l'enlèvement usine et l'export Chine, suivre le transit (30 à 45 jours en maritime vers l'Europe), puis dédouaner à l'arrivée (droits + TVA) avant la livraison finale. Un transitaire pilote l'ensemble et sécurise les points sensibles : documents, délais, douane.

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Fret aérien ou maritime : comment choisir le bon mode de transport ?

Le maritime est le choix par défaut pour les gros volumes et les marchandises non urgentes : le moins cher, mais 30 à 45 jours de transit depuis l'Asie. L'aérien coûte plusieurs fois plus cher mais livre en 5 à 8 jours - pertinent pour l'urgent, le périssable, le très petit volume à forte valeur, ou pour éviter une rupture de stock. La règle : comparer le coût total (transport + immobilisation du stock + risque de rupture), pas seulement le prix du fret. Pour les petits volumes, comparez aussi LCL et aérien.

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Transport de projet et marchandises hors gabarit : comment faire ?

Le transport de projet concerne les marchandises qui n'entrent pas dans un conteneur standard : machines, équipements lourds, colis hors gabarit (out of gauge). Il exige une étude au cas par cas - choix du matériel adapté (flat rack, open top, conventionnel, breakbulk), calcul d'arrimage et de stabilité, autorisations de circulation, parfois manutention exceptionnelle. Les marchandises dangereuses (hazmat/IMDG) ajoutent des règles strictes. C'est un métier d'ingénierie logistique : un transitaire spécialisé sécurise l'itinéraire, les documents et la conformité de bout en bout.

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Douane & conformité

Transitaire ou commissionnaire en douane : quelle différence et qui fait quoi ?

Le transitaire organise et pilote l'acheminement de votre marchandise (réservation du fret, coordination des modes, suivi). Le commissionnaire en douane (déclarant) établit et dépose les déclarations douanières en votre nom. Ce sont deux métiers distincts, mais de nombreux transitaires - dont OVRSEA - réunissent les deux : vous avez alors un seul interlocuteur pour le transport et le dédouanement, ce qui simplifie la coordination et réduit les risques d'erreur.

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Droits de douane à l'import : qui paie, comment les calculer et les réduire ?

À l'import, les droits de douane sont dus par l'importateur (le destinataire), sauf en Incoterm DDP où le vendeur les prend en charge. Ils se calculent en appliquant un taux, déterminé par le code HS de la marchandise, à la valeur en douane (généralement la valeur CIF : marchandise + assurance + fret). La TVA s'ajoute ensuite sur ce total. Pour réduire la facture : classez correctement vos produits, exploitez les accords d'origine préférentielle et les régimes douaniers adaptés.

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Incoterms 2020 expliqués : qui paie quoi (FOB, EXW, CIF, DDP) ?

Les Incoterms 2020 définissent, pour chaque expédition, où s'arrête la responsabilité du vendeur et où commence celle de l'acheteur : qui paie le transport, qui assume le risque, qui gère la douane. EXW : l'acheteur prend tout depuis l'usine. FOB : le vendeur livre à bord au port de départ, l'acheteur paie le fret. CIF : le vendeur paie fret et assurance jusqu'au port d'arrivée. DDP : le vendeur livre dédouané à destination, tout inclus. Pour un importateur, le FOB offre souvent le meilleur contrôle des coûts.

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Résilience & fiabilité

Comment choisir un transitaire pour ses importations ?

Pour bien choisir un transitaire, évaluez cinq critères : la couverture des modes et corridors dont vous avez besoin, la transparence des devis (tout doit être détaillé, sans frais cachés), la qualité du suivi et des alertes, la réactivité d'un interlocuteur identifié, et la capacité à gérer la douane et le reporting carbone. Demandez systématiquement plusieurs offres et comparez-les ligne à ligne.

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Transitaire digital ou traditionnel : que choisir ?

Un transitaire digital apporte de la transparence tarifaire, un devis rapide et un suivi en ligne ; un transitaire traditionnel mise sur la relation humaine et l'expérience terrain. Le bon choix n'oppose plus les deux : les meilleurs acteurs digitaux combinent une plateforme moderne et une équipe dédiée, pour réunir transparence et accompagnement personnalisé.

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Délais et retards de transport : pourquoi, et comment fiabiliser vos imports ?

Les retards viennent surtout de causes externes (congestion portuaire, déroutements mer Rouge/Panama, blank sailings, météo) et de causes évitables (dédouanement préparé trop tard, documents incomplets, absence de plan B). On fiabilise ses délais en travaillant avec des transit times réalistes plutôt qu'optimistes, en suivant l'expédition en temps réel avec des alertes proactives, en préparant la douane avant l'arrivée, et en choisissant un transitaire qui agit sur le retard - pas seulement qui le constate. La vraie résilience se construit avec des marges et un plan B documenté.

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Suivre son conteneur en temps réel : la visibilité supply chain en pratique

Suivre une expédition en temps réel passe aujourd'hui par une plateforme qui agrège les données des compagnies, des terminaux et des partenaires : position du navire, étapes franchies, statut douanier, documents. L'essentiel n'est pas seulement de voir, mais d'être alerté automatiquement dès qu'une dérive apparaît, et de pouvoir agir. Un bon transitaire digital offre un portail centralisé (devis, suivi, documents), des alertes proactives et, surtout, une équipe qui réagit quand le tableau de bord vire au rouge. La visibilité sans action ne sert à rien.

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Changer de transitaire et réussir son appel d'offres transport

On change de transitaire quand les signaux s'accumulent : mails ignorés, pas d'interlocuteur dédié, retards répétés, factures opaques, aucune visibilité. Changer est moins risqué qu'on le croit si l'on procède par étapes : cadrer son besoin, lancer un appel d'offres (RFQ) avec un cahier des charges précis, comparer les offres ligne à ligne (et pas seulement sur le prix de base), puis basculer progressivement en gardant un recouvrement. Un bon repreneur sait organiser la transition sans interrompre vos flux.

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Comment vérifier qu'un transitaire est fiable et sérieux ?

Vérifier un transitaire repose sur des preuves concrètes : existence légale et ancienneté de l'entreprise, certifications et agréments (OEA en Europe, FIATA, licence FMC pour les flux US), assurance et capacité à couvrir votre marchandise, transparence tarifaire, et références dans votre secteur. Méfiez-vous des prix anormalement bas, des paiements demandés sur des comptes personnels et de l'absence d'adresse ou d'interlocuteur clair. La qualité des réponses pendant la phase de devis reste le meilleur révélateur.

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Décarbonation

Réduire l'empreinte carbone de son transport : scope 3 et CSRD

Le transport de marchandises pèse lourd dans le scope 3 (émissions indirectes) d'une entreprise. Le réduire passe par le choix du mode (le maritime émet bien moins que l'aérien au tonne-kilomètre, le rail moins que la route), l'optimisation du remplissage et des corridors, et la diversification vers des solutions bas-carbone. Pour le mesurer et le déclarer (CSRD), il faut des données d'émissions fiables et traçables par expédition - que peu de transitaires fournissent encore. Un transitaire capable de produire un reporting CO2 exploitable devient un atout de conformité et de différenciation.

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Pilotage & technologie

L'IA dans le transport international : ce qu'elle change pour un chargeur

Dans le transport international, l'IA n'est pas un argument marketing : elle automatise les tâches qui faisaient perdre du temps - lire les documents (packing lists, factures), en extraire les références produits et les codes HS, retrouver une expédition par son SKU, repérer une anomalie ou un retard avant qu'il ne coûte. Bien employée, elle supprime les ressaisies et fiabilise la donnée, à condition d'être adossée à une équipe qui agit. La vraie valeur n'est pas l'IA seule, mais l'IA dans une plateforme de pilotage, au service de décisions concrètes.

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Reporting transport automatisé : piloter coûts, délais et CO2 avec la data

Un reporting transport utile ne se reconstitue pas à la main dans Excel en fin de trimestre : il s'appuie sur des données fiables, datées et exportables, produites en continu par la plateforme du transitaire. Les indicateurs qui comptent : taux de ponctualité, délais de transit par fournisseur et par axe, coût à la pièce, écarts entre pré-facture et facture, et émissions de CO2 par expédition pour le scope 3 et la CSRD. Automatiser ce reporting, c'est passer du constat au pilotage - et arrêter de courir après la donnée.

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Connecter son transitaire à son SI : API, EDI et intégrations ERP/TMS

Un transitaire moderne expose une API (et sait faire de l'EDI) pour que la donnée d'expédition - statuts ETD/ETA, coûts, documents, émissions de CO2 - remonte automatiquement dans votre ERP ou votre TMS, sans ressaisie. Avant de signer, demandez : une API REST documentée, des webhooks pour les événements, le support EDI pour les gros volumes, des exports programmés, et un bac à sable pour tester. L'objectif n'est pas l'intégration pour elle-même, mais une source de données unique entre votre SI et celui du transitaire.

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Interroger ses données de transport avec un LLM : qu'est-ce qu'un serveur MCP logistique ?

Oui, c'est ce que permet le MCP (Model Context Protocol) : un transitaire peut exposer vos données d'expédition à un assistant IA (Claude, ChatGPT...) pour que vous posiez vos questions en langage naturel - « mes expéditions vers Chicago », « quelles factures restent dues ? », « mon taux de ponctualité le trimestre dernier ? ». C'est l'étape d'après l'API : la donnée n'est plus seulement déversée dans un système, elle devient interrogeable en langage courant, par vous ou par vos propres agents IA. Le tout en lecture seule et strictement périmétré à votre organisation.

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Piloter son transport sans e-mails : centraliser le suivi et la communication

Gérer son transport par e-mail éparpille la vérité : un statut dans un fil, un document dans un autre, une décision perdue dans une boucle à dix personnes. Résultat : des relances permanentes, des erreurs et des retards repérés trop tard. Une plateforme de pilotage centralise expéditions, documents, messages et alertes au même endroit, partagés avec l'équipe du transitaire. L'e-mail redevient l'exception, pas le système de référence - et vous arrêtez de courir après l'information.

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Excellence opérationnelle en transport : zéro ressaisie, moins d'erreurs

La ressaisie - recopier la même donnée du devis à la commande, de la commande à la douane, de la douane au reporting - est la première source d'erreurs et de temps perdu dans une supply chain. L'excellence opérationnelle, ce n'est pas empiler des outils : c'est saisir la donnée une seule fois et la faire circuler. Lecture automatique des documents, source de vérité unique, contrôles automatiques (pré-facture contre facture) et quelques indicateurs pour s'améliorer en continu. Le but n'est pas la techno pour elle-même, mais moins d'erreurs, des cycles plus rapides et des décisions sur une donnée fiable.

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